<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Christophe Menard - mes_lectures</title> <description>Candidat CNI du Calvados, quatrième circonscription - Majorité présidentielle</description> <link>http://christophemenard.blogspirit.com/mes_lectures/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 13:53:22 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://christophemenard.blogspirit.com/archive/2007/05/28/effondrement.html</guid> <title>Effondrement</title> <link>http://christophemenard.blogspirit.com/archive/2007/05/28/effondrement.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (JL-Christophe MENARD)</author>   <category>Mes lectures</category>   <pubDate>Mon, 28 May 2007 09:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://christophemenard.blogspirit.com/images/thumb_02-091.jpg&quot; alt=&quot;medium_02-091.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;J’ai commencé l’année avec la lecture du livre de Jared Diamond « &lt;em&gt;Effondrement&lt;/em&gt; » qui tente d’analyser comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie.&lt;br /&gt;
A travers l’histoire des civilisations disparues de l’ile de Pâques, de Pitcairn et d’Henderson, des Indiens Mimbres et Anasazis du sud ouest de Etats-Unis, des Incas, des colonies Vikings du Groenland, et celles des sociétés fragilisées du Rwanda, d’Haïti et de la République Dominicaine, de la Chine contemporaine, du Montana et de l’Australie, en passant par les sociétés qui surent enrayer leur effondrement comme la Nouvelle Guinée, Tikopia et le Japon de l’ère Tokugawa, l’auteur cherche à répondre à la question qui va dominer le siècle : Au rythme actuel de la croissance démographique et particulièrement de l’augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront elles survivre ?&lt;br /&gt;
Cette étude comparée dépasse les oppositions entre écologie et développement, entre gestion citoyenne ou imposée « d’en haut » de notre espace vital, entre grandes entreprises multinationales et gestion raisonnée des ressources naturelles. Elle démontre que l’adaptation des sociétés aux risques qu’elles courent est possible sans tomber dans les excès qui ont ruiné la crédibilité de l’écologie politique. Jared Diamond qui enseigne aujourd’hui la géographie à l’Université de Californie, à Los Angeles, établit une grille d’analyse des causes de l’effondrement des sociétés au travers de cinq facteurs : Des dommages environnementaux, un changement climatique, des voisins hostiles, des rapports de dépendances avec des partenaires commerciaux et les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes.&lt;br /&gt;
Un livre à lire absolument si l’on veut éviter de sombrer dans la dépression nerveuse à la lecture des nouveaux gourous de l’environnement mais aussi penser et agir en citoyen responsable et soucieux de l’avenir de l’humanité. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://christophemenard.blogspirit.com/archive/2007/05/27/jaurès-le-patronat.html</guid> <title>Jaurès &amp; le Patronat</title> <link>http://christophemenard.blogspirit.com/archive/2007/05/27/jaurès-le-patronat.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (JL-Christophe MENARD)</author>   <category>Mes lectures</category>   <pubDate>Sun, 27 May 2007 16:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://christophemenard.blogspirit.com/images/thumb_jaures.jpg&quot; alt=&quot;medium_jaures.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; La gauche s’étrangle quand Nicolas Sarkozy cite Jaurès et accuse le parti socialiste d’avoir trahi ses grands anciens. Ce texte de Jaurès sur le patronat montre à quel point il a raison !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://christophemenard.blogspirit.com/images/thumb_jaures2.jpg&quot; alt=&quot;medium_jaures2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; &lt;em&gt;« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant sur soi les dangers.&lt;br /&gt;
Le courage, pour l’entrepreneur, c’est 1’esprit de 1’entreprise et le refus de recourir à l’Etat ; pour le technicien, c’est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison, c’est dans la maison, la défense de l’autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l’ordre.&lt;br /&gt;
Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont à eux mêmes, au moins dans une large mesure, leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître ; et ils ont avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.&lt;br /&gt;
Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de vente des marchandises, ils descendent même au dessous des prix de revient. Ils sont obligés d’accepter des délais de paiement qui sont pour leurs acheteurs une marge ouverte à la faillite et, s’il survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures.&lt;br /&gt;
Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute, il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donnent pas une jouissance de plus ; en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards il est sorti quelque chose et que leur puissance d’action est accrue.&lt;br /&gt;
Non, en vérité, le patronat, tel que la société actuelle le fait, n’est pas une condition enviable. Et ce n’est pas avec les sentiments de colère et de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut être le prélude de la justice ! »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean JAURÈS - 28 mai 1890 -&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;La Dépêche de Toulouse&lt;/em&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 